Des poèmes...qui n'en sont pas vraiment...faciles, populaires, passionnés, tragiques et parfois cruels !
64 poèmes tirés de la vie de tous les jours et en plus, illustrés par l'artiste Pascal Bouquerel de Saint-Nazaire.
Déjà disponibles chez l'éditeur EDILIVRE sur le http://www.edilivre.com/doc/21452 et chez votre libraire (sur commande) : Délits de poésie - poèmes de situations - isbn : 9782812136665
Dans un mois, l'ouvrage sera disponible sur amazon.fr, alapage.com, chapitre.com...
QUELQUES EXPLICATIONS (Préface) :
Un matin, je me suis trouvé submergé par une frénésie sans borne d'écrire de la poésie ; ma passion pour la musique m'avait fait imaginer que je pouvais composer des mots qui à leur tour se marieraient avec volupté à des mélodies. Il a fallu que la raison s'en mêle pour que disparaissent à tire d'ailes mes prétentions « chansonnières » du moment.
Mais il était trop tard, le résultat de mes délires littéraires était là devant moi, des dizaines de « textes » me tendaient les bras. Qu'allions-nous devenir, mes créations artistiques et moi ? Si la musique était absente, les rimes étaient bien présentes et toutes garantes de mon imagination débordante ...
J'ai simplement décidé de les conserver, non pas avec leur destination primaire mais vers une certaine poésie de substitution composée « des poèmes de situations » (je viens de l'inventer). Ceux-ci pourraient se compromettre avec émotions pour répondre aux pulsions artistiques des lecteurs et les orienter à travers le dédale de l'écriture jusqu'à l'aboutissement de leurs sentiments intimes ou de leur folie créatrice.
Au travers de ces « poèmes de situations », un véritable feu d'artifice construit de sentiments explose et se fraie un chemin jusqu'au cœur du lecteur. Qu'il ne reste pas stoïque à cet appel, il doit l'écouter ; lui seul peut l'orienter vers une conclusion sereine qui en vaille la peine. Peut-être va-t-il pleurer, mais c'est le prix à payer pour se libérer !
Je m'en suis personnellement assuré, écrire c'est gagner en liberté !
Quand une page de notre vie peut enfin se tourner, nous nous sentons comme délivrés et d'un coup, le poids de nos ennuis s'envole à l'infini. Enfin, il est temps pour nous de découvrir notre nouvelle vie...
Mais je n'ai pas renoncé à mes prétentions pour autant ; je me plais à espérer qu'un jour un troubadour des temps modernes viendra se rafraîchir à la source de mes textes et qu'il se délivrera la délicate mission de les faire connaître à toutes les nations à travers ses compositions musicales. Je l'avoue volontiers, ce n'est pas banal !
Quand j'affirme que je délire...ce n'est rien de le dire !
"DÉLITS DE POÉSIE - Poèmes de situations" des poèmes qui n'en sont pas vraiment...
...et illustrés, en plus !
Illustrations de Pascal Bouquerel :
artiste à Saint-Nazaire. Publié très prochainement chez EDILIVRE
dans la Collection Classique ! MON PAPA Quand la vie essaie de me piéger Il fait tout pour me sauver C’est devenu une habitude, une vocation C’est devenu sa première mission
Mainte fois, l’amour me tiraille Et presque toujours, je défaille Il me relève vaille que vaille Et ça, c’est un sacré travail
Il est le descendant D’une famille de géants Sa force est dans son caractère Il ne mettra jamais genoux à terre
Pour mon fils, je laisse un message De son grand-père Travailleur, honnête et sage Il peut être fier
Je suis faible et il est fort Il est vrai que j’ai souvent tort Il me procure le réconfort Cela demande un tel effort
À chaque fois Que je reçois des coups bas Mon Papa est là Jamais, il ne me déçoit. "
Le bourgmestre d'Athus m'a demandé si je souhaitais participer
à la création d'un livre d'or de la Commune d'Aubange
dont fait partie la ville d'Athus.
Je pourrais y figurer à travers un extrait d'un de mes livres
ou alors avec un nouvel écrit : mais il serait souhaitable
que dans ce cas mon texte soit inspiré
par l'ex-usine et la région de la commune.
À ce moment très précis, j'ai eu comme un flash et
les souvenirs d'un ami sont remontés et m'ont inspirés !
Je vous livre le texte qui se devait d'être court !
Mon ami René : électricien à l’usine d’Athus !
Six heures du matin !
René Zientarski ouvre son armoire du vestiaire de l’usine sidérurgique d’Athus et commence à enfiler sa combinaison de travail grise… grise comme cette pièce où il se retrouve tous les jours avant de prendre son service dans l’équipe de maintenance électrique du site industriel.
Mon ami habite depuis toujours la commune d’Aubange au sein de laquelle se situe l’usine d’Athus. N’étant pas très porté sur les études, son père l’y a fait engager dès ses seize ans et plus précisément dans le service où il travaille lui-même. Son fils étant un peu « artiste », il peut ainsi le surveiller et le protéger.
Avant de rejoindre ses camarades de travail, René se campe une dernière fois devant l’unique miroir du vestiaire et entreprend de se coiffer soigneusement avant de mettre son casque de sécurité. Ils ne plaisantent pas avec la sécurité dans son service car ils sont appelés à effectuer des réparations et des entretiens dans des endroits improbables et dangereux.
Soudain, la porte du vestiaire s’ouvre sur son père, il affiche une mine contrariée,
- René, il faut remplacer les ampoules sur « le toit du monde ». Les autres souhaiteraient que ce soit toi qui t’en charge ?
Le « toit du monde » est le nom que les ouvriers ont attribué à un immense mât qui culmine à près de trente mètres de hauteur et qui éclaire les accès aux énormes hauts fourneaux où se travaille l’acier en fusion.
- Oui, c’est d’accord ! Je viens dans quelques minutes. Je vais me « faire » la grimpette en guise de petit déjeuner…
À cet instant les images de la soirée qu’il a passée avec son amie Françoise dans la discothèque « Blow Up » à Luxembourg défilent dans ses yeux. Ce fut une très belle nuit…et il n’a pas prit le temps de dormir avant de venir travailler.
Sa mission matinale n’aurait pas pu être plus difficile, mais il devait y aller….on comptait sur lui pour toutes les ascensions.
Quant il arrive enfin au pied de l’immense mât, les ouvriers de son équipe lui ont déjà préparé les outils et le matériel dont il va avoir besoin.
Il lève les yeux vers le sommet et pousse un long soupir.
- N’oublie pas de bien sécuriser ta position quand tu y seras ! lui conseille un de ses camarades en lui tendant une ceinture de sécurité équipée d’un crochet afin de s’arrimer au mât et pouvoir travailler avec les mains libres.
- Merci Jeannot, je n’y manquerai pas….Je remettrai vos amitiés aux petits oiseaux quand je serai arrivé !
Il pose les mains sur les premiers échelons, soupire à nouveau et entreprend l’escalade de l’immense échelle. Elle possède une structure métallique qui la ceinture sur toute la hauteur et qui est destinée à servir de garde-fou à une chute éventuelle.
Arrivé à mi-hauteur, René s’accorde une pause et jette un petit regard vers ses camarades qui l’observent depuis le sol. Il leur fait un geste amical et continue sa montée. Encore un effort et il sera arrivé au sommet d’une des plus hautes positions du site industriel ; il n’y a que les imposantes cheminées des hauts fourneaux qui le devancent vers le ciel.
Une fois arrimé au sommet du mât, il se donne quelques minutes afin d’admirer la vue grandiose de la Région des Trois Frontières qui s’offre à lui depuis son perchoir.
Au loin, une borne plantée au milieu d’un champs donne la possibilité aux curieux de mettre un pied en France, l’autre pied en Belgique et de se laisser ensuite tomber au Luxembourg.
À sa gauche, à travers un fracas de bruits métalliques dû au travail de l’acier, il peut entrevoir les formes sombres de l’usine de Rodange au Grand-Duché de Luxembourg, leur plus proche voisine ; à ses pieds s’étend son usine, celle qui lui permet de gagner sa vie et à sa droite s’offre la ville d’Athus avec ses zones d’habitations et de loisirs.
Il peut distinguer les sillons qui représentent les rues principales ainsi que le parcours des rivières « La Messancy » et « La Chiers », Au loin une masse verte domine le tout, il s’agit du bois d’Athus, son lieu de prédilection pour les ballades en amoureux avec Françoise.
C’est sa région et il l’aime ! Il pense avec émotion à tous ses amis qui vivent là.
Le monde à ses pieds, il porte la main à sa ceinture à outils... et commence à vérifier les projecteurs.
"René était ouvrier à l'usine d'Athus quand elle faisait encore vivre toute un région !"
P.S. : René Zientarski n’est pas un personnage fictif, il s’agit
d’un de mes meilleurs amis disparu tragiquement dans un accident de voiture…il y a si longtemps.
Je dédie ce petit texte à mon ami René.
Gérard MAUER alias "Rusbee Legueleck" - écrivain et athusien