"DÉLITS DE POÉSIE - Poèmes de situations" des poèmes qui n'en sont pas vraiment...
...et illustrés, en plus !
Illustrations de Pascal Bouquerel :
artiste à Saint-Nazaire. Publié très prochainement chez EDILIVRE
dans la Collection Classique ! MON PAPA Quand la vie essaie de me piéger Il fait tout pour me sauver C’est devenu une habitude, une vocation C’est devenu sa première mission
Mainte fois, l’amour me tiraille Et presque toujours, je défaille Il me relève vaille que vaille Et ça, c’est un sacré travail
Il est le descendant D’une famille de géants Sa force est dans son caractère Il ne mettra jamais genoux à terre
Pour mon fils, je laisse un message De son grand-père Travailleur, honnête et sage Il peut être fier
Je suis faible et il est fort Il est vrai que j’ai souvent tort Il me procure le réconfort Cela demande un tel effort
À chaque fois Que je reçois des coups bas Mon Papa est là Jamais, il ne me déçoit. "
Le bourgmestre d'Athus m'a demandé si je souhaitais participer
à la création d'un livre d'or de la Commune d'Aubange
dont fait partie la ville d'Athus.
Je pourrais y figurer à travers un extrait d'un de mes livres
ou alors avec un nouvel écrit : mais il serait souhaitable
que dans ce cas mon texte soit inspiré
par l'ex-usine et la région de la commune.
À ce moment très précis, j'ai eu comme un flash et
les souvenirs d'un ami sont remontés et m'ont inspirés !
Je vous livre le texte qui se devait d'être court !
Mon ami René : électricien à l’usine d’Athus !
Six heures du matin !
René Zientarski ouvre son armoire du vestiaire de l’usine sidérurgique d’Athus et commence à enfiler sa combinaison de travail grise… grise comme cette pièce où il se retrouve tous les jours avant de prendre son service dans l’équipe de maintenance électrique du site industriel.
Mon ami habite depuis toujours la commune d’Aubange au sein de laquelle se situe l’usine d’Athus. N’étant pas très porté sur les études, son père l’y a fait engager dès ses seize ans et plus précisément dans le service où il travaille lui-même. Son fils étant un peu « artiste », il peut ainsi le surveiller et le protéger.
Avant de rejoindre ses camarades de travail, René se campe une dernière fois devant l’unique miroir du vestiaire et entreprend de se coiffer soigneusement avant de mettre son casque de sécurité. Ils ne plaisantent pas avec la sécurité dans son service car ils sont appelés à effectuer des réparations et des entretiens dans des endroits improbables et dangereux.
Soudain, la porte du vestiaire s’ouvre sur son père, il affiche une mine contrariée,
- René, il faut remplacer les ampoules sur « le toit du monde ». Les autres souhaiteraient que ce soit toi qui t’en charge ?
Le « toit du monde » est le nom que les ouvriers ont attribué à un immense mât qui culmine à près de trente mètres de hauteur et qui éclaire les accès aux énormes hauts fourneaux où se travaille l’acier en fusion.
- Oui, c’est d’accord ! Je viens dans quelques minutes. Je vais me « faire » la grimpette en guise de petit déjeuner…
À cet instant les images de la soirée qu’il a passée avec son amie Françoise dans la discothèque « Blow Up » à Luxembourg défilent dans ses yeux. Ce fut une très belle nuit…et il n’a pas prit le temps de dormir avant de venir travailler.
Sa mission matinale n’aurait pas pu être plus difficile, mais il devait y aller….on comptait sur lui pour toutes les ascensions.
Quant il arrive enfin au pied de l’immense mât, les ouvriers de son équipe lui ont déjà préparé les outils et le matériel dont il va avoir besoin.
Il lève les yeux vers le sommet et pousse un long soupir.
- N’oublie pas de bien sécuriser ta position quand tu y seras ! lui conseille un de ses camarades en lui tendant une ceinture de sécurité équipée d’un crochet afin de s’arrimer au mât et pouvoir travailler avec les mains libres.
- Merci Jeannot, je n’y manquerai pas….Je remettrai vos amitiés aux petits oiseaux quand je serai arrivé !
Il pose les mains sur les premiers échelons, soupire à nouveau et entreprend l’escalade de l’immense échelle. Elle possède une structure métallique qui la ceinture sur toute la hauteur et qui est destinée à servir de garde-fou à une chute éventuelle.
Arrivé à mi-hauteur, René s’accorde une pause et jette un petit regard vers ses camarades qui l’observent depuis le sol. Il leur fait un geste amical et continue sa montée. Encore un effort et il sera arrivé au sommet d’une des plus hautes positions du site industriel ; il n’y a que les imposantes cheminées des hauts fourneaux qui le devancent vers le ciel.
Une fois arrimé au sommet du mât, il se donne quelques minutes afin d’admirer la vue grandiose de la Région des Trois Frontières qui s’offre à lui depuis son perchoir.
Au loin, une borne plantée au milieu d’un champs donne la possibilité aux curieux de mettre un pied en France, l’autre pied en Belgique et de se laisser ensuite tomber au Luxembourg.
À sa gauche, à travers un fracas de bruits métalliques dû au travail de l’acier, il peut entrevoir les formes sombres de l’usine de Rodange au Grand-Duché de Luxembourg, leur plus proche voisine ; à ses pieds s’étend son usine, celle qui lui permet de gagner sa vie et à sa droite s’offre la ville d’Athus avec ses zones d’habitations et de loisirs.
Il peut distinguer les sillons qui représentent les rues principales ainsi que le parcours des rivières « La Messancy » et « La Chiers », Au loin une masse verte domine le tout, il s’agit du bois d’Athus, son lieu de prédilection pour les ballades en amoureux avec Françoise.
C’est sa région et il l’aime ! Il pense avec émotion à tous ses amis qui vivent là.
Le monde à ses pieds, il porte la main à sa ceinture à outils... et commence à vérifier les projecteurs.
"René était ouvrier à l'usine d'Athus quand elle faisait encore vivre toute un région !"
P.S. : René Zientarski n’est pas un personnage fictif, il s’agit
d’un de mes meilleurs amis disparu tragiquement dans un accident de voiture…il y a si longtemps.
Je dédie ce petit texte à mon ami René.
Gérard MAUER alias "Rusbee Legueleck" - écrivain et athusien
Il n'y a pas que les People et les Rock Stars qui décèdent et qui viennent s'afficher sur mon blog... il y a également mes amis....dont un : LUDOVIC GOULET !
Hier, j'ai reçu un appel téléphonique de mon grand ami
de Noirmoutier Vincent Méry...pour m'annoncer la disparition d'un de nos potes, un ami vendéen qui a joué un très grand rôle dans notre vie, notamment pendant mon séjour de 3 ans dans cette région :
Ludovic GOULET (fin cuistot)
qui est parti faire la cuisine au ciel suite à une crise cardiaque. Il n'avait pas 50 ans...
C'est le 7 ième depuis quelques 7 mois...
On se sent triste et seul !
Adieu : Chacha, Guillaume, Pascal, Annie, Pépie, Yves, Christian... Ils sont partis retrouver ceux qui avaient pris un peu d'avance : Jean-Michel, Guy, Jean-Michel II, René, Hubert....
Toutes mes pensées vont vers sa compagne Christine BARRAULT et leur petit TEDDY !
Sale affaire pour les quinquagénaires ces temps-ci ....